Vie Locale
À Mouilleron-en-Pareds, le théâtre forum bouscule les idées reçues chez les apprentis de la MFR

Mercredi 4 février, la Maison familiale et rurale de Mouilleron-en-Pareds a ouvert ses portes à la troupe choletaise Casus belli théâtre pour une journée placée sous le signe de l’échange et de la réflexion. Devant près de 120 élèves âgés de 16 à 19 ans, principalement engagés dans des formations en mécanique, quatre comédiens professionnels sont venus aborder plusieurs thèmes de société à travers des mises en situation jouées dans l’espace culturel du domaine Saint-Sauveur.
Selon Ouest-France, deux créations ont été présentées. « Le K-sos » explore l’emprise, l’alcoolisme et les conséquences d’un accident, tandis que « Le Danseur » s’attache aux questions d’homophobie et aux violences qu’elles peuvent engendrer.
Un dispositif interactif pour libérer la parole
Le choix s’est porté sur le théâtre forum, une forme participative où le public n’est pas simple spectateur. Après chaque scène, les jeunes ont été invités à réagir, partager leur ressenti et proposer d’autres issues aux situations jouées. Les échanges ont rapidement pris la forme de débats nourris entre élèves et artistes.
Dans un second temps, certains volontaires sont montés sur scène pour rejouer des passages aux côtés des comédiens, en imaginant des dénouements différents. Une expérience marquante pour plusieurs participants. « C’était super de pouvoir s’exprimer librement », confie l’un d’eux. Un autre ajoute : « Pouvoir discuter avec eux après la représentation, m’a redonné confiance en moi ».
« Conscience(s) », un projet né de témoignages d’adolescents
Le spectacle présenté s’inscrit dans un ensemble intitulé « Conscience(s) ». Un travail construit à partir de récits recueillis auprès de jeunes, comme l’explique Simon Houdin, metteur en scène de la compagnie : « Conscience(s) », un recueil de témoignage d’adolescents voulant transmettre leur histoire ».
Pour l’équipe pédagogique de la MFR de Mouilleron-en-Pareds, cette parenthèse culturelle a permis d’aborder autrement des sujets sensibles, en donnant aux apprentis un espace d’expression direct, au plus près de leur vécu.
