Justice
Il percute volontairement une voiture avant de frapper son conducteur : un Vendéen condamné à Nantes

Un automobiliste de 37 ans, domicilié à Bellevigny, en Vendée, a été condamné mardi 6 octobre 2026 par le tribunal correctionnel de Nantes. Le 21 décembre 2023, il avait volontairement percuté à deux reprises une voiture à Vieillevigne, en Loire-Atlantique, avant de s’en prendre physiquement à son conducteur. La victime avait notamment souffert d’un traumatisme au front et de maux de tête. Malgré les antécédents judiciaires du prévenu, le tribunal a prononcé une peine de travaux d’intérêt général et une amende de 500 euros.
Il percute deux fois une voiture après un dépassement dangereux
Les faits remontent au 21 décembre 2023, à proximité de la place de la mairie de Vieillevigne. Au volant d’une Renault Laguna, accompagné de son fils, l’automobiliste aurait été surpris par le dépassement dangereux d’une Peugeot, qui aurait manqué de heurter son véhicule. En réaction, il a volontairement percuté la voiture à deux reprises. Une altercation a ensuite éclaté avec l’un des occupants. À l’audience, le prévenu a reconnu avoir poussé l’homme et lui avoir porté un coup avec la main. La victime a également affirmé que son agresseur était muni d’une matraque, un élément qui n’est pas établi par les seules déclarations rapportées.
Sept jours d’incapacité totale de travail pour la victime
À la suite de cette altercation, la victime présentait un hématome de 3,5 centimètres au niveau du front et se plaignait de maux de tête. Les blessures constatées ont entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de sept jours. Le conducteur avait été interpellé à son domicile le jour des faits. Les gendarmes avaient alors constaté qu’il était alcoolisé et que sa Renault Laguna présentait un capot enfoncé, tandis que le moteur était encore chaud. Employé comme conducteur agricole et père de quatre enfants, le prévenu possédait dix mentions à son casier judiciaire entre 2013 et 2025, notamment pour des délits de fuite. Il se trouvait également sous sursis probatoire au moment des faits.
Trois semaines de travaux d’intérêt général et 500 euros d’amende
Lors de l’audience, le procureur de la République a dénoncé des faits « singulièrement inquiétants » et un comportement « inacceptable ». Il avait notamment requis quatre mois de détention à domicile sous surveillance électronique, une interdiction de détenir ou de porter une arme pendant trois ans ainsi que deux semaines de travaux d’intérêt général. L’avocate du prévenu, Me Virginie Hamon, a insisté sur les regrets de son client et sur l’évolution de son comportement depuis les faits. Le tribunal a finalement prononcé une peine de trois semaines de travaux d’intérêt général et une amende de 500 euros pour les violences. La présidente a souligné la clémence de cette décision, avertissant le condamné qu’il devait désormais « se tenir à carreau ».
