Environnement
Cinq nouveaux foyers de grippe aviaire détectés en Vendée

Cinq nouveaux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été confirmés en Vendée par le Laboratoire de l’Environnement et de l’Alimentation entre le 7 et le 9 novembre. Les cas concernent des élevages de canards de Barbarie et de mulards situés aux Achards, à Coëx, à Saint-Julien-des-Landes et à La Boissière-de-Montaigu.
Une progression rapide du virus
En moins d’un mois, neuf foyers ont été recensés dans le département, dont un en basse-cour à Vix. Le risque d’introduction du virus dans les élevages via la faune sauvage migratrice ou autochtone infectée est jugé très élevé.
Des cas déjà observés dans la région
Dès le mois de septembre, des cygnes contaminés avaient été signalés en Charente-Maritime et au Langon. Depuis plusieurs semaines, les grues migratrices sont également touchées, provoquant d’importantes mortalités le long du couloir migratoire du nord-est au sud-ouest. Des oiseaux morts et testés positifs ont aussi été retrouvés à La Crèche (Deux-Sèvres) et Saint-Denis-du-Payré (Vendée).
Des zones de protection instaurées
Des zones de protection et de surveillance ont été établies autour des foyers de Saint-Julien-des-Landes, Les Achards, Coëx et La Boissière-de-Montaigu. La France reste placée en risque élevé depuis le 22 octobre, ce qui impose la mise à l’abri des volailles, l’interdiction des rassemblements d’oiseaux, et le renforcement des mesures de biosécurité, notamment pour le transport de palmipèdes.
Une situation jugée préoccupante
Selon les services de l’État, les foyers détectés concernent des canards vaccinés mais âgés, ayant reçu leur seconde dose depuis plusieurs semaines. Les essais montrent qu’un protocole à trois doses permet un meilleur niveau immunitaire et limite davantage la transmission.
Vers une troisième dose pour les canards
Pour renforcer la protection des élevages, la Direction générale de l’Alimentation (DGAL) a autorisé depuis le 5 novembre 2025 la mise en place volontaire d’une troisième dose de vaccin sur les canards de Barbarie.
Vigilance et maintien en bâtiments fermés
Les acteurs de la filière sont appelés à la plus grande vigilance et à une application stricte des règles de biosécurité, en élevage comme lors des transports. Le maintien des volailles en bâtiments fermés et la méthode dite du « tout-plein/tout-vide » sont recommandés.
Mesures pour les particuliers
L’application des mesures de biosécurité concerne également les détenteurs d’oiseaux de basse-cour ou d’ornement. La consommation de volaille, de foie gras ou d’œufs ne présente aucun risque pour la santé humaine, rappellent les autorités.
