Connect with us

Environnement

Des véhicules emportés chaque année par la marée au passage du Gois

Published

on

dr : Chaque année, une dizaine de véhicules se retrouvent piégés par la marée au passage du Gois, où les agents appellent les automobilistes et pêcheurs à pied à la plus grande prudence

Le passage du Gois, qui relie l’île de Noirmoutier au continent en Vendée, peut accueillir plus de 2 000 véhicules par jour durant l’été. Mais cette chaussée submersible reste particulièrement dangereuse lorsque la marée remonte. Chaque année, des automobilistes et des pêcheurs à pied se font surprendre par la montée des eaux. Contrairement aux idées reçues, les touristes ne sont pas forcément les principales victimes : des habitués des lieux, parfois trop confiants, peuvent également se retrouver piégés.

Une dizaine de véhicules piégés chaque année

Agent routier territorial sur le secteur de l’île de Noirmoutier, Frédéric Durand appelle à rester particulièrement attentif aux coefficients de marée. La vitesse à laquelle l’eau recouvre le passage varie et peut surprendre les usagers. « Ça arrive au moins dix fois par an. Souvent ce sont des pêcheurs à pied. Une perte de clé ou une panne moteur à la marée montante, ça ne pardonne pas », prévient-il. Une fois prises par le courant, les voitures peuvent être entraînées en direction du pont de Noirmoutier, notamment vers la digue située du côté de Beauvoir-sur-Mer.

Ouvrir les fenêtres pour éviter que la voiture dérive

Pour les personnes qui stationnent leur véhicule sur le Gois, les agents territoriaux donnent un conseil étonnant : laisser les fenêtres ouvertes. Cette précaution n’empêchera pas la voiture d’être submergée, mais elle peut faciliter sa récupération. « Si les fenêtres sont fermées, le véhicule flottera et sera emmené au loin. Mais si elles sont ouvertes, l’automobile se remplit d’eau. Ça fait poids mort et ça ne bouge pas », explique Pascal Durand, chef du secteur de Noirmoutier. Une voiture restée sur la chaussée peut ensuite être récupérée par une dépanneuse. En revanche, lorsqu’elle dérive au large, l’intervention peut nécessiter des moyens beaucoup plus importants et devenir particulièrement coûteuse.

Le danger des « trous de grève »

Les agents mettent également en garde contre les « trous de grève ». Le passage du Gois n’étant pas parfaitement plat, la hauteur d’eau peut fortement varier d’un endroit à l’autre. S’engager alors que la marée monte peut donc conduire un automobiliste à se retrouver bloqué à mi-parcours. Tenter de faire demi-tour peut alors être trop tardif : l’eau peut pénétrer dans le véhicule et provoquer son immobilisation. Le danger concerne aussi les personnes qui s’aventurent à pied autour de la chaussée. Le 15 août dernier, un homme est décédé après s’être retrouvé envasé à une centaine de mètres du passage du Gois.