Justice
Violences familiales en Vendée : la justice maintient en détention un homme de 38 ans avant son procès
Incarcéré depuis le 3 février, un homme de 38 ans poursuivi pour violences et menaces sur ses parents a tenté d’obtenir sa remise en liberté, lundi, devant le tribunal de La Roche-sur-Yon. Sa requête a été refusée : il restera détenu jusqu’à son audience, fixée au 9 mars 2026.
Selon Actu.fr, l’affaire trouve son origine dans plusieurs épisodes de tensions familiales, notamment lors de visites chez sa mère à Montaigu. « Je voulais lui dire que je l’aimais… », a-t-il expliqué à la barre, évoquant un passage en septembre dernier puis un autre « pour lui souhaiter une bonne année », deux rencontres qui ont rapidement dégénéré.
Des faits commis sous l’emprise de l’alcool
Selon un témoin cité à l’audience, le prévenu consommerait « de l’alcool massivement et de manière incontrôlée ». Un état confirmé par l’intéressé lui-même, qui reconnaît avoir bu le soir des faits : « C’est vrai, j’avais consommé un peu d’alcool… »
Ce soir-là, en septembre 2025, il se montre violent au domicile maternel. Plus tard, devant son père, il profère également des menaces, cette fois armé d’une masse, toujours sous l’emprise de l’alcool. Escorté par deux agents pénitentiaires lors de l’audience du 16 février, il admet « avoir eu des mots », tout en affirmant ne plus se souvenir précisément des menaces.
Le parquet inquiet d’un risque de récidive
Pour la procureure de la République, le maintien en détention s’impose. Elle estime que Jean-Philippe* « n’a rien compris aux précédents avertissements et qu’il n’offre aucune garantie de non-réitération », réclamant qu’il reste incarcéré jusqu’au procès.
La défense a, au contraire, plaidé pour une remise en liberté, avançant que ce qui a fait « flancher » son client « est le manque affectif. Il y a aussi eu le choc carcéral. Sa place n’est pas en détention. »
Le tribunal n’a pas suivi ces arguments. La demande a été rejetée et l’homme restera derrière les barreaux jusqu’à sa comparution du 9 mars.
* Prénom d’emprunt