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La colère des pompiers ne faiblit pas en Vendée : la grève se poursuit depuis plus d’un mois

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Les sapeurs-pompiers de Vendée poursuivent leur mobilisation pour obtenir davantage de moyens humains et financiers. En grève depuis le 8 septembre 2026, ils se sont de nouveau rassemblés ce lundi 12 octobre devant l’hôtel du Département, à La Roche-sur-Yon. Malgré la pluie, les manifestants ont réaffirmé leurs revendications face à l’augmentation des interventions et aux difficultés de recrutement. Le mouvement doit se poursuivre jusqu’au 20 octobre, tandis que les soldats du feu continuent d’assurer leurs missions de secours.

Une nouvelle mobilisation devant le Département à La Roche-sur-Yon

Plus d’un mois après le début du mouvement social, la détermination des pompiers vendéens reste intacte. Ce lundi 12 octobre, plusieurs professionnels se sont retrouvés devant le siège du conseil départemental, à La Roche-sur-Yon, pour dénoncer le manque d’effectifs et de moyens au sein du Service départemental d’incendie et de secours de la Vendée (SDIS 85). Lancée le 8 septembre à l’appel de l’intersyndicale, la grève traduit une inquiétude grandissante concernant les conditions de travail et la capacité des centres de secours à répondre à une activité toujours plus importante. Les grévistes réclament des engagements concrets en matière de recrutement et de financement, tout en maintenant leurs interventions auprès de la population.

La moitié des 74 centres de secours en sous-effectif pendant la journée

La situation est particulièrement préoccupante dans plusieurs casernes vendéennes. Selon les représentants syndicaux, la moitié des 74 centres de secours du département connaissent des difficultés d’effectifs en journée. Le SDIS 85 compte pourtant 428 sapeurs-pompiers professionnels et 2 937 volontaires, auxquels s’ajoutent des renforts saisonniers pendant l’été. Ces moyens sont jugés insuffisants pour faire face à la progression des sollicitations. Entre le 15 juin et le 1er août 2026, l’activité opérationnelle aurait ainsi augmenté de 25 %. La croissance démographique de la Vendée, la fréquentation touristique estivale et les risques liés au changement climatique accentuent la pression sur les équipes de secours.

Vingt-huit recrutements toujours en attente

Les syndicats dénoncent également le retard pris dans le renforcement des effectifs. Un protocole signé en 2023 prévoyait 115 recrutements supplémentaires, mais 28 postes restent à pourvoir après le gel des embauches décidé en 2025. Pour les représentants du personnel, cette situation contribue à dégrader les conditions de travail et à fragiliser l’organisation des interventions. Les pompiers pointent aussi des équipements qu’ils considèrent comme inadaptés à certaines missions. Ils citent notamment le poids des appareils respiratoires, pouvant atteindre 17 kg, particulièrement contraignant lors des interventions sur les incendies de végétation.

Une grève prévue jusqu’au 20 octobre, sans interruption des secours

Au-delà des difficultés rencontrées localement, l’intersyndicale demande une implication financière plus importante de l’État. Les représentants des pompiers estiment que le financement de la sécurité civile ne peut pas reposer uniquement sur les collectivités territoriales, alors que les besoins augmentent. Ils attendent désormais des réponses précises concernant les budgets et les recrutements nécessaires au fonctionnement du SDIS 85. Le préavis de grève doit courir jusqu’au mardi 20 octobre 2026. Malgré la poursuite de ce mouvement social, les sapeurs-pompiers vendéens continuent de prendre en charge les interventions d’urgence.

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