Justice

Vendée : une octogénaire jugée après un accident avec un camion et un délit de fuite

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Un accident de la circulation survenu le 13 janvier 2025 à Rives-du-Fougeray, en Vendée, a conduit une femme de 82 ans devant le tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon. Les gendarmes avaient été appelés ce jour-là pour intervenir après la sortie de route d’un poids lourd.

Selon Actu.fr, à leur arrivée, les militaires avaient découvert le camion couché dans un fossé, la cabine immobilisée contre un arbre. Le chauffeur avait été blessé à la tête et avait dû recevoir 18 points de suture.

Une manœuvre qui aurait contraint le chauffeur à quitter la route

Selon l’enquête, l’accident serait lié à la conduite d’une automobiliste âgée de 82 ans. Celle-ci aurait obligé le conducteur du poids lourd à se déporter sur la droite, le contraignant à quitter la chaussée pour éviter une collision.

Plusieurs témoins ont indiqué que la conductrice était connue pour des comportements de conduite agressifs, décrits comme « poussez-vous c’est moi qui passe. »

Une fuite après l’accident

Après l’incident, l’automobiliste ne se serait pas arrêtée pour établir un constat. Elle aurait toutefois laissé derrière elle un élément déterminant pour l’enquête : le rétroviseur de son véhicule.

Les gendarmes ont alors contacté une vingtaine de garages dans la région. L’un d’eux a signalé la visite d’une cliente venue faire réparer rapidement sa voiture dès le lendemain de l’accident, permettant d’identifier la conductrice.

Une affaire jugée à La Roche-sur-Yon

La prévenue, appelée Marguerite dans la procédure, était jugée jeudi 5 mars 2026 pour délit de fuite et blessures involontaires. Elle n’était pas présente à l’audience pour des raisons de santé, ayant récemment subi une fracture de la jambe.

L’avocat de la partie civile a évoqué les conséquences pour le chauffeur du camion, indiquant que son client avait été « licencié pour inaptitude. »

La procureure de la République s’est interrogée « sur la capacité à conduire de la prévenue » et a requis une amende de 500 euros ainsi qu’une suspension du permis de conduire de huit mois.

L’avocate de la défense a contesté la responsabilité de sa cliente, affirmant que « il n’y a aucun élément. Tout ce que l’on sait, c’est que l’un d’eux a empiété sur la voie de l’autre, mais lequel ? Ma cliente n’a jamais voulu fuir ses responsabilités. »

Décision attendue début avril

Le tribunal a mis sa décision en délibéré. Le jugement doit être rendu le 2 avril 2026.

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